Résumé du match
Le Portugal a réussi son entrée dans la compétition en dominant la Turquie 2-0 grâce à des buts de Pepe et Raul Meireles en deuxième période, s'installant ainsi en tête du Groupe A devant la République Tchèque, vainqueur plus tôt dans la soirée de la Suisse (1-0). Dominateurs de bout en bout, les Portugais auraient même pu s'offrir un succès plus large sans un manque de réussite flagrant qui vit Cristiano Ronaldo et Nuno Gomes toucher les montants de Volkan à trois reprises. Placés parmi les favoris du tournoi, notamment en raison de la présence du meilleur joueur du monde dans leurs rangs, les hommes de Luiz Felipe Scolari ont donc confirmé qu'il faudrait compter avec eux. La Turquie, elle, devra absolument vaincre les Tchèques lors de son prochain match pour espérer voir les quarts de finale.
Le Portugal est bien là
On attendait beaucoup des entrées en lice du Portugal et du joyau Cristiano Ronaldo. On n'a pas été déçu. Face à une Turquie décevante, les hommes de Scolari ont dominé la rencontre de bout en bout, s'offrant une entrée en matière idéale avant d'affronter une Suisse déjà dos au mur. Et si leur solidité défensive n'a pas été suffisamment testée pour être jugée, leur potentiel offensif n'a pas fini d'inquiéter leurs futurs adversaires.
Rentrés tambours battants dans la rencontre, les Portugais auraient pu plier le match dès la mi-temps. Largement dominateurs, dans la possession et dans l'utilisation du ballon, CR7 et ses copains mettaient au supplice la friable défense ottomane dès l'entame. Pepe, d'un coup de boule parfait sur un corner, ouvrait d'ailleurs le score après un quart d'heure, mais son but était logiquement refusé pour hors-jeu (17').
Ronaldo tient son rang
Les Turcs, eux, étaient bien trop inconsistants dans l'utilisation du ballon et voyaient ainsi les vagues lusitaniennes revenir inlassablement. Source constante de leurs soucis, Ronaldo, plutôt bien bloqué sur son aile en début de rencontre, faisaient passer des frissons dans l'arrière-garde des hommes de Fatih Terim.
Comme sur ce rush immense où le Mancunien dribblait trois joueurs mais écrasait trop sa frappe des 20 mètres pour inquiéter Volkan (30'). Décidément très en jambes, et sans doute soucieux de prouver que ses rumeurs de départ au Real ne l'ont pas perturbé, le Mancunien se procurait la meilleure occasion du premier acte. D'un tir vicieux sur un coup-franc excentré, il trouvait le poteau gauche des cages adverses après que le portier turc ait été bien inspiré d'effleurer le cuir d'une phalange (30').
Pepe libère les siens
Sans doute frustrés de n'avoir pas concrétisé leur net avantage dans le jeu au tableau d'affichage, les Lusitaniens reprenaient la seconde période sur le même tempo. Et la défense turque, à l'agonie, voyait les occasions s'enchaîner.
Nuno Gomes d'abord, tant décrié, heurtait lui aussi le montant après que l'arbitre ait judicieusement laissé l'avantage sur une vilaine faite de Gokhan Zan sur Simao (50'). Ronaldo, ensuite, puis Joao Moutinho sollicitait eux aussi Volkan ; l'un d'une frappe en angle fermé (56'), l'autre d'un missile de 25m qui frôlait la barre (59'), mais sans plus de réussite.
La Turquie, submergée, s'en remettait à un exploit individuel pour exister. Mais la frappe de Sabri, entré à la mi-temps à la place du Sochalien Erding, ne trouvait pas le cadre, comme un signe que cette soirée ne leur sourirait pas (60').
Constamment sous pression, les Turcs craquaient finalement sur un rush rageur de Pepe, monté de sa défense, qui ajustait sereinement Volkan au sortir d'un une-deux d'école avec Nuno Gomes (61'). Forcés de pousser pour revenir, Terim sortait Hamit Altintop, à la rue dans un rôle inhabituel d'arrière droit, pour un attaquant Semih mais rien n'y faisait.
Meireles finit le travail
Malgré un Emre dans le bon tempo et un Nihat remuant, les Blancs d'un soir ne parvenaient pas à se procurer d'occasions de revenir, et pire, regardait le Portugal gâchait des balles de break. Nuno Gomes, décidément malchanceux, trouvait cette fois-ci la transversale de la tête sur un centre de l'inévitable Ronaldo (65'). Rentré quelques minutes auparavant pour préserver le score, Raul Meireles se chargeait finalement de clore les débats en ajustant une défense aux abois au bout d'un contre mené main de maître (93'), donnant ainsi au succès des siens une dimension plus conforme avec leur emprise.